Thomas Jefferson, Le président américain francophile

Thomas Jefferson, Le président américain francophile

Thomas Jefferson, le troisième président des Etat-Unis, est méconnu en France. Il est pourtant considéré comme le « père » de la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776, qui a servi d’inspiration à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dont Lafayette a déposé une première version sur le bureau de l’Assemblée française, le 11 juillet 1789 ; ainsi qu’à quelque 120 déclarations d’indépendance à travers le monde. Jefferson et Lafayette, qui se sont connus en Virginie pendant la guerre d’indépendance, sont restés très proches, notamment lorsque le premier est devenu ambassadeur des Etats-Unis en France, de 1784 à 1789. Ébloui par les idées de liberté des débuts de la Révolution française, son « étoile polaire », cet homme des Lumières aux multiples talents en est devenu un temps le thuriféraire, ce qui lui a valu l’accusation de « jacobinisme » à son retour en Amérique, lorsque la question de la relation avec la France a dominé le débat politique entre républicains et fédéralistes.

La trace historique de Jefferson, personnage historique paradoxal, est multiple : considéré justement comme le président américain le plus francophile, il est aussi l’« apôtre de l’américanisme » pour avoir racheté la province de la Louisiane à Napoléon, en 1803, doublant ainsi la surface des Etats-Unis. Le premier, il a eu la vision d’un pays qui devait s’établir d’un océan à l’autre, et cette « destinée manifeste » a été le terreau de l’hyperpuissance que sont devenus les Etats-Unis. Mais « l’homme de Monticello », son domaine de Virginie, était aussi un homme éminemment complexe et mystérieux : théoricien de l’égalité, humaniste visionnaire, il était aussi un grand propriétaire d’esclaves aux convictions racistes.

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