La première conférence financée par l’ANR a été organisée par Eric Schnakenbourg (CRHIA/Université de Nantes) et visait à situer les Treize Colonies dans un contexte atlantique et hémisphérique d’empires, de relations diplomatiques et de circulation des personnes, des idées et des biens. Dans un premier panel, Trevor Burnard, Karim Ghorbal et Françoise Le Jeune nous ont invités à placer la révolution dans son contexte impérial britannique, en tenant compte des défis britanniques face à l’idée d’Empire, ou de la réinvention de son administration après la perte des Treize Colonies. Giulio Talini, Eric Schnakenbourg et Victor Enthoven ont ensuite abordé l’impact économique, diplomatique et commercial de l’indépendance américaine sur les Antilles, avec l’avènement d’un nouvel acteur diplomatique. Poussant la question antillaise et la liant à celle de la race, Ashli White, Andy Cabot et Manuel Covo ont interrogé la circulation d’une culture politique européenne révisée, notamment dans le contexte antillais. Étendant cette ouverture continentale et hémisphérique, Emmanuelle Perez-Tisserant, Gilles Havard et Frédéric Spillemacker ont abordé les connexions de la Révolution avec l’Ouest et la Californie, avec l’Amérique ibérique et avec les nations autochtones.